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Waymo, une smart-city pour tester ses véhicules autonomes…

Waymo, une smart-city pour tester ses véhicules autonomes…

Après deux ans de tests à Phoenix, Waymo (Alphabet) va construire une ville pour tester ses véhicules autonomes.

Après avoir abandonné le site de Toronto (mai 2020), la filiale d’Alphabet va travailler avec le “Transportation Research Center (TRC)”, une entité américaine spécialisée dans l’étude des moyens de transport pour créer une ville de toutes pièces. L’entreprise détenue par Alphabet (Waymo,Google…) vient d’annoncer la construction d’une “vraie-fausse ville” pour tester ses véhicules autonomes. L’objectif pour Waymo : construire une ville entière pour tester ses véhicules autonomes à East Liberty, dans l’Ohio. Ceci pour lui permettre de tester différents types de véhicules autonomes : des voitures classiques, mais aussi des camions autonomes. Des bureaux et des laboratoires seront également construits dans cette nouvelle ville. En plus des tests habituels, l’entreprise prévoit également de tester ses véhicules sans conducteur dans des scénarios plus inhabituels et plus dangereux : « que l’on ne voit pas souvent sur la voie publique », selon Waymo (surgissement d’animaux, de piétons, d’enfants, de vélos, etc.).
À Menlo Park, en Californie cette fois, Waymo prévoit l’ouverture d’un deuxième centre de recherche et de développement. L’accent y sera mis sur les camions autonomes : « ensemble, ces nouvelles installations nous permettront de faire progresser la dernière génération de notre technologie de conduite entièrement autonome sur de multiples plates-formes de véhicules. » En Californie, les américains pourront très certainement bientôt rouler aux côtés de véhicules autonomes. La California Public Utilities Commission (CPUC) a récemment annoncé qu’elle s’apprêtait à autoriser le déploiement des taxis autonomes, avec ou sans chauffeur, et même à faire payer leurs services. Et Waymo fait partie de la soixantaine d’entreprises qui pourraient profiter de cette nouvelle réglementation. L’entreprise américaine fait partie d’un cercle restreint de sept structures qui disposent déjà d’un permis, délivré par la CPUC, pour faire circuler des véhicules autonomes, notamment pendant deux ans à Phoenix (Arizona), un état qui considère que tout véhicule (même autonome) peut circuler du moment qu’il est assuré…

600 véhicules testés à Phoenix…

Waymo, sa propre smart city dans l’Ohio et deux ans de tests en conditions réelles à Phoenix…

En 21 mois de tests à Phoenix, il y a eu 18 collisions réelles, mais aucun blessé grave et presque tous dûs aux autres usagers de la route. Dans son rapport, Matthew Schwall, responsable de la sécurité chez Waymo, explique que : « c’est une étape majeure en matière de transparence. C’est la première fois qu’une entreprise automobile autonome publie un aperçu détaillé de ses méthodologies de sécurité, y compris les données sur les accidents des véhicules, lorsqu’elles ne sont pas requises par une entité gouvernementale. Notre objectif étant de relancer un dialogue avec l’industrie sur la manière dont la sécurité est évaluée pour ces technologies. »
Au cours de cette période (entre janvier 2019 et septembre 2020 sur 600 véhicules), pratiquement 10 millions de kilomètres ont été parcourus tandis que les véhicules sans conducteur en ont eux parcouru pas moins de 105 000; soit l’équivalent de « plus de 500 ans de conduite pour le conducteur américain moyen titulaire d’un permis ». Au cours de ces 21 mois d’expérimentation, les véhicules de Waymo ont été impliqués dans 47 collisions avec d’autres usagers de la route : des véhicules, des piétons ou des cyclistes. Seulement 18 de ces collisions se sont produites dans la vie réelle, tandis que 29 étaient en simulation. Selon Waymo, presque toutes ces collisions étaient de la faute d’un conducteur humain ou d’un piéton. Heureusement, ces accidents n’ont entraîné aucune blessure grave. Toujours d’après le rapport, les accidents les plus courants sont les percussions par l’arrière. Dans tous les cas sauf un, c’est l’autre véhicule qui était en tort.
Autre constat, les véhicules autonomes roulent souvent avec une marge de sécurité excessive qui peut frustrer et /ou perturber un conducteur humain et c’est justement ce type de configuration qui peut entraîner des accrochages… Les conducteurs humains étant les plus nombreux, il reste du pain sur la planche aux véhicules autonomes pour qu’ils puissent s’adapter à toutes les situations…
– Source : Siècle digital.