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Plus de marche, de vélo et de transports individuels, les Français se déclarent prêts !

Plus de marche, de vélo et de transports individuels, les Français se déclarent prêts !

Marcher plus pour faire de l’exercice, en alternative à la voiture, limiter les petits trajets; c’est que déclarent les Français, pour l’instant !

Un an après son enquête post-confinement, le Nouvel Observatoire des Risques Routiers et de la Mobilité a vérifié si les déclarations des Français en sortie de confinement le 11 mai dernier s’inscrivent dans la durée. Souvenons-nous, les données de mai 2020 mettaient en évidence un virage dans leur choix de mobilité à l’avenir : plus de marche, de vélo et de transports individuels. L’enquête menée au printemps 2021 confirme cette tendance sur le long terme.
Après un an de crise, 3 confinements et 8 mois de couvre-feu, le Nouvel Observatoire des Risques Routiers et de la Mobilité a permis de recenser les données de plus de 166 000 heures de conduite couvrant plus de 3 591 000 km grâce à la participation de 1 473 conducteurs. Ainsi l’analyse des données démontre que le nombre de kilomètres parcourus en voiture a chuté de 24 % entre la période mars 2019/février 2020 et la période mars 2020/avril 2021. Un phénomène qui s’accentue le week-end avec -35 % de trafic (contre -19 % la semaine). La baisse du trafic en 2020 a eu des effets bénéfiques sur le risque routier puisque, le nombre de piétons tués, notamment, a baissé de 19 % cette même année selon l’ONISR (Observatoire national interministériel de la sécurité routière).

Ces habitudes vont-elles
s’installer durablement ?

Interrogés sur leur mobilité depuis 1 an et sur leurs nouvelles habitudes, 44 % des Français déclarent modifier durablement leur mobilité au profit de plus de marche et de vélo. Ainsi, 22 % pensent marcher, et 12 % utiliser leur vélo, plus souvent. Des chiffres quasi similaires à ceux récoltés l’an dernier en sortie de confinement. Ainsi, tout porte à croire qu’il s’agit d’une tendance pour l’instant durable puisque les Français déclarant vouloir marcher plus évoquent plusieurs raisons de long terme : faire de l’exercice (79 %), opter pour une alternative à la voiture (72 %), limiter les petits trajets en voiture (61 %) ou encore effectuer plus souvent leurs achats à pied (56 %). Reste qu’une fois la pandémie derrière nous, il sera intéressant de mettre à jour cette étude pour voir si les habitudes prises, souvent sous la contrainte pendant les périodes de confinement-déconfinement, perdurent pour devenir de véritables nouveaux comportements en matière de mobilité sur les courts trajets… À suivre donc !