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La Norvège fait la course en tête sur les véhicules électriques… Même cri ce n’est pas toujours la panacée !

La Norvège fait la course en tête sur les véhicules électriques… Même cri ce n'est pas toujours la panacée !

Comme l’on pouvait s’y attendre et encore pendant longtemps, les véhicules thermiques (essence et diesel – beurk -) dominent toujours les ventes de voitures particulières dans le monde. La part des véhicules électriques rechargeables (dont les hybrides) dans le total mondial des ventes de voitures neuves particulières ne s’élevait qu’à 2,6 % l’année dernière, et seuls huit pays enregistraient une part de marché supérieure à 5 %. La Norvège restant l’exception avec une part d’environ 56 %. Avec l’Islande, la Suède et la Finlande qui s’imposent également dans le top 5, la mobilité électrique semble se démocratiser plus rapidement dans les pays nordiques que dans toute autre partie du monde et La Chine, qui est de loin le plus grand marché en matière d’unités vendues, se classe septième derrière le Portugal avec une part de 5,62 %.
Dans l’Hexagone, la proportion de véhicules électrifiés dans le total des ventes de voitures particulières était de 2,77 % en 2019 (contre 2,10 % en 2018), faisant de la France le quinzième pays avec la part de marché la plus élevée au monde. La Renault Zoe demeure de loin le modèle le plus vendu malgré l’arrivée sur le marché tricolore de nouveaux concurrents comme la Model 3 de Tesla… C’est grâce à un ensemble de mesures politiques incitatives (exonérations fiscales, exonérations de péage, etc…) et une situation économique très favorable qui permettent à la Norvège d’enregistrer une telle part de marché et de dominer avec autant d’avance la course à la mobilité électrique.
En France, les véhicules électriques sont principalement achetés par les particuliers, un peu par les collectivités (quotas d’achats obligatoires), puis par les entreprises (aides moins importantes que pour le particuliers… Ceci expliquant cela. Malgré tout l’ensemble reste un marché sous perfusion qui sans les aides gouvernementales (ne serait-ce qu’en Norvège) économiquement ne fonctionnerait par par lui-même. Et puis l’électrique est loin d’être la réponse à tous les usages. Il faut en effet compter avec les hybrides rechargeables essence (heureusement à nouveau aidés) qui demeurent selon nous, quoi qu’on en pense, le meilleur des compromis actuel et ce d’autant plus que les constructeurs français, après avoir attendu plus de 20 ans… s’y sont enfin mis.

Modèle Nikola 2, fonctionnant à l’hydrogène.


Ensuite, dans les cas d’usage intensif des véhicules qui rend les temps de recharge inacceptables et improductifs, ou bien quand il s’agit de véhicules lourds  imposant d’embarquer des masses de batteries trop importantes; dans ces deux cas, l’hydrogène avec pile à combustible (PAC) est beaucoup plus rationnel, tout comme le gaz (biogaz obtenu par méthanisation) peut l’être également…
L’hydrogène, à la condition qu’il soit décarboné ou “vert” (car encore produit à 95 % à partir d’énergies fossiles) se justifie pour alimenter des utilitaires lourds, des camions (Volvo-Daimler, Nikola), chariots élévateurs, des trains (Alstom), des péniches, bateaux, remorques, cargos et mêmes des avions puisque, dit-on, le premier avion “vert” serait propulsé avec de l’hydrogène  dès 2035 !
– Source graphique : Statista .